Zoom sur un stage d’arbitrage 2008/2009
Samedi 17 janvier 2009, le troisième stage d’arbitrage départemental de la saison s’est déroulé à la Maison du judo, sous la direction de Maurice Guyon, instructeur départemental, et de ses deux adjoints, Marc Giraud et Xavier Plassard.
La première partie du programme concernait le nouveau règlement arbitral. Il s’agissait pour les stagiaires de tirer un premier bilan de sa mise en pratique en compétition, quelques mois après son entrée en vigueur.
Parmi les retours positifs :
- le judo devient clair. Les attaques, la continuité en liaison debout-sol et les actions validées hors de la surface de combat mais ayant commencé à l’intérieur, tout ceci contribue à faciliter le rôle du juge ;
- Le koka étant supprimé, les judoka assurent mieux le contrôle de l’adversaire en projection, afin de rechercher la valeur la plus forte.
Parmi les bémols :
- la saisie du pantalon, interdite en attaque et en défense, ne fait pas l’unanimité dans le cas ou Uke est déjà déséquilibré, par exemple sur kata-guruma ;
- les arbitres ont quelques difficultés avec la notion de « temps d’arrêt significatif » lors d’une projection, même s’ils laissent dans l’ensemble mieux continuer en liaison debout-sol ;
- le yuko sur l’action, donnant la victoire par rapport à la pénalité est apprécié, mais certains arbitres ont des difficultés pour le kinza (une chute sur les fesses a-t-elle davantage de valeur au moment de la décision finale que plusieurs projections sur le ventre ?)
- le temps de l’osae-komi – où, après cinq secondes d’immobilisation, c’est un yuko - fait réagir les stagiaires. Selon eux ce temps devrait être ramené à neuf ou dix secondes.
En règle générale, les arbitres et stagiaires apprécient et appliquent le règlement avec professionnalisme. Comme le dit Maurice Guyon, lui-même arbitre depuis 1973 : « L’erreur est humaine. Qui peut dire ne s’être jamais trompé ? » Le règlement d’arbitrage des jeunes, où les actions interdites et le judo négatif sont sanctionnés après un premier avertissement, est pour sa part bien appliqué. « Il est simplement regrettable que des jeunes judoka ne découvrent ce nouveau règlement que le jour du championnat fédéral », poursuit Maurice Guyon. « De même qu’il est dommage aussi que l’arbitrage ne soit pas le même dans les autres fédérations de judo. » Cette saison en effet, le corps arbitral du Comité du Rhône est tenu d’officier à quatre arbitres par tapis. L’idée ? Cela favorise la rotation – et donc la récupération -, et cela permet à un arbitre de sortir lorsque un combattant de son club s’aligne sur le tapis.
Cette saison, six stagiaires seront présentés au F1 (arbitre départemental). Cela devrait renforcer le groupe puisque, toujours d’après Maurice Guyon, « nous proposons chaque année des candidats au F2 qui, après réussite à l’examen, disparaissent ou se font plus rare sur le département. Heureusement pour nous, nous avons des arbitres F3 et F2 qui se proposent d’arbitrer, pour mon plus grand plaisir et je les en remercie, ils se reconnaîtront ! » Quid du cru 2008/2009 de l’Ecole des jeunes arbitres ? Créée en 1994 par Maurice Guyon avec l’aval du président du Comité du Rhône Gérard Di Rollo et son équipe, elle a formé à ce jour une quinzaine des arbitres qui officient aujourd’hui sur les tapis.
« Les stages d’arbitrage, rappelle Maurice Guyon, sont ouverts à tous les pratiquants et dirigeants, surtout aux organisateurs de tournois ou interclubs, toujours en demande d’arbitres. Leurs présences nous aideraient pour répondre à leur demande. A chaque stage et aux championnats, d’ailleurs, je rappelle et demande aux arbitres de me communiquer leurs disponibilités pour arbitrer ces manifestations. Je n’obtiens malheureusement pas souvent de réponses. Cela me met dans l’impossibilité de confirmer aux organisateurs le nombre d’arbitres présents… Peut-être que si nos arbitres étaient moins critiqués et contestés, ceux-ci accepteraient mieux de rendre service.
Un grand merci à la Ville de Lyon, pour le remplacement des tatamis malgré la zone inférieure à trois mètres entre les surfaces de combats.
La commission d’arbitrage et moi-même lançons un appel aux clubs pour participer pleinement à la vie du judo dans le département. Comment ? En proposant des arbitres et surtout des commissaires sportifs stagiaires. En effet Sémael Benfedda, responsable des commissaires sportifs, souffre d’un manque de titulaires et cela pose problème pour la tenue des tables de marque. Les UV 1er dan qui viennent chercher le requis sont très souvent mal informés et ne savent pas tenir une feuille ou un tableau, ce qui complique le travail des commissaires encadrant. Il en résulte des erreurs au tableau et des pertes de temps. Ajouter à cette situation la gestion des responsables de clubs qui étouffent littéralement la table de marque.
Notre commission d’arbitrage, dirigée par trois instructeurs, se déplace régulièrement sur les manifestations du département. Leur mission est de faire appliquer au mieux le règlement et de respecter les valeurs du judo. Nous rappelons aux responsables des clubs que les arbitres et les commissaires sportifs sont indispensables, et ce quel que soit le nombre de combattants. Comme je le dis souvent, « quand un combattant perd se n’est pas forcément à cause de l’arbitre.»
Le prochain stage aura lieu le samedi 25 avril 2009 à 9 h à la Maison du judo, pour enchaîner ensuite avec le championnat du Rhône benjamins.